Les enjeux d’une marque écoresponsable face à la réalité de l’industrie du textile

Les enjeux d’une marque écoresponsable face à la réalité de l’industrie du textile
Dans un monde où tout va vite, la fast fashion a bien trouvé sa place. Ce terme, qui désigne littéralement la mode rapide en anglais, est pointé du doigt. Il se caractérise par le renouvellement très rapide des collections. En quelques chiffres, la fast fashion c’est aussi 100 milliards de vêtements produits chaque année et la 2e industrie la plus polluante à l'échelle mondiale (Arte - Fast fashion - Les dessous de la mode à bas prix, 2021) . Les grandes enseignes, adeptes de cette mode, sont réticentes à l’idée de montrer leur mode de fabrication, mais pourquoi ?
À force de vouloir faire baisser les coûts, ce sont les travailleurs qui en payent le prix. En plus de délocaliser la production, les conditions de travail dans le secteur y sont très compliquées. Au Bangladesh, par exemple, le salaire est de 8,000 taka (87€) par mois. Un montant bien trop bas pour subvenir aux besoins de base. (Organisation internationale du travail)
Depuis quelques années, une alternative prenant de plus en plus d’ampleur voit le jour : la slow fashion. Cette mode, se voulant à l’antipode de la fast fashion, prône une autre manière de consommer et produire. Alors que l’objectif de la fast fashion est de vendre le plus possible à prix bas, la slow fashion recherche d’abord la qualité. Elle rentre dans une logique de « consommer moins mais mieux », réduisant ainsi la surproduction. De plus, les marques s’inscrivant dans cette démarche sont également soucieuses des matières utilisées (favorisant des matières plus écologiques, comme le bio ou le recyclé). 
Comme beaucoup d’autres jeunes marques, Spreen s’inscrit dans cette démarche. Notre mission est d’inspirer un changement positif par le sport. Un changement personnel mais aussi écologique et social. Bien que différentes approches sont possibles, voici en quoi nous nous inscrivons dans la slow fashion :
1. Co-création et précommandes 
    La fast fashion peut sortir jusqu’à 52 nouvelles collections chaque année. Toutes ces nouveautés vont créer un besoin non nécessaire chez les consommateurs. A l’inverse, nous préférons répondre à une demande en sollicitant d’abord l’avis de notre communauté avant de produire un nouveau modèle. Une fois qu’une pièce est imaginée, nos vêtements sont disponibles sous forme de précommandes. C’est-à-dire acheter le vêtement avant même qu’il ne soit conçu. De cette façon, nous évitons la surproduction. 
    2. Fabrication locale 
    Lors de nos recherches de partenaires pour la confection de nos vêtements, nous avions 3 critères de sélection en tête :

    1. Une usine offrant de bonnes conditions de travail à ses employés.
    2. Une usine située en Europe.
    3. Une usine sensible à son impact environnemental.
    Et c’est un atelier au nord de Riga, en Lettonie, qui a attiré notre attention. Il compte une trentaine d’employés qui se mobilisent activement pour une industrie plus responsable, notamment en sélectionnant minutieusement leurs partenaires (sur base de critères éthiques et écologiques), et réduisant ses émissions de CO2 en interne.

    3. Matières durables 

      Le coton et le polyester sont les matières les plus exploitées au monde pour la conception des vêtements. Pourtant, elles sont également les moins écologiques : grande consommatrice d’eau et de pesticides pour l’une, dépendance des ressources fossiles pour l’autre. 
      Pour la création de notre première collection, nous avons choisi de travailler avec les tissus Ocean Balance™ : du polyester recyclé à partir de bouteilles en plastique.

      L’utilisation du polyester recyclé nous permet de produire nos vêtements de manière circulaire. En effet, nous évitons non seulement de consommer de nouvelles ressources fossiles mais également de recycler le plastique afin d’éviter qu’il ne devienne déchet. 

      4. Packaging 

        Dans le cycle de vie du produit, l’emballage ne représente qu’une très courte durée (de l’usine au consommateur), mais son impact est très élevé. La majorité des produits achetés sur internet sont envoyés dans des polybags, des sacs plastique qui mettent entre un et quatre siècles à se dégrader.

        Nos vêtements sont emballés dans du papier recyclé et recyclable. Ensuite, pour l’envoi des commandes chez vous, nous choisissons une boite d’expédition en carton qui contient 90% de matières recyclées, imprimée avec de l’encre à base d’eau et entièrement recyclable.

        5. Rendre à la nature

          Il est compliqué pour la nature de se régénérer si ses ressources sont surexploitées. Pour nous, être une marque écoresponsable signifie non seulement diminuer au maximum notre empreinte carbone le long de la chaîne de fabrication, mais aussi de rendre à la nature. Pour cela, nous nous sommes associés à Graine de Vie, une ONG dédiée au reboisement et à la reforestation, pour planter 1 arbre à chaque vêtement vendu. 
          La slow fashion offre donc une alternative à cette mode rapide causant tant de dégâts. Elle invite à adopter une consommation plus responsable et peut être considérée comme une des solutions aux problèmes causés par l’industrie du textile.
          Pour découvrir nos vêtements faits à base de fibres recyclées, rends-toi sur notre e-shop. Si certaines tailles sont manquantes, c’est parce que nous travaillons avec un petit stock. En effet, cela nous permet de ne pas surproduire. Si jamais ta taille n’est plus en stock, tu trouveras un bouton pour être alerté lors du réassort.
          PS : N'hésite pas à nous laisser un commentaire si tu as une question !

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